
La seule évocation de l’Andalousie, en fait al-Andalus bien plus large que la région de l’Espagne contemporaine qui porte ce nom, enflamme l’imagination. Elle suscite des images romantiques Tarik ibn Ziayd n’aurait-il pas brulé ses vaisseaux pour contraindre son armée à aller de l’avant ? Abou Abdallâh Muhammad, Boabdil dans les romances occidentales, dernier roi de Grenade, n’aurait-il pas quitté, en pleurs, l’Alhambra ? Elle réveille la nostalgie d’une harmonieuse cohabitation des religions et des peuples, d’un État brillant qui développe une culture raffinée.

Les savants, à partir du ixe siècle, ne se sont pas contentés de recueillir l’héritage de l’Antiquité grecque, de l’Iran et de la Chine ancienne, ils ont su, avec l’aide des potentats locaux et des mécènes, porter à un niveau d’excellence l’astronomie, la médecine, les mathématiques ou la physique. Jusqu’au XVe siècle environ, la langue savante est l’arabe. Les savants se sont exprimés dans cette langue. Ils ne créent pas pour autant une science arabe, mais la science tout simplement. Cette science, à ses débuts comme à son apogée, a une vocation universelle.

Pour présenter l’Islam, plusieurs voies sont possibles. Ce sont celles de la simplification et de l’information élémentaire qui ont été choisies. En effet, il a paru indispensable d’exposer les fondements de la religion musulmane : le dogme, les cinq obligations canoniques que tout croyant doit observer, la vie du prophète Muhammad, les grands thèmes de la révélation coranique… que le grand public ne connait forcément pas, ce qui peut l’amener à confondre la religion musulmane avec les mouvements politiques qui s’en réclament.

A travers plus d’une vingtaine œuvres exceptionnelles issues de collections des exposants présents lors du salon, l’exposition artisanale nous présente et dévoile l’histoire de l’art et de la culture islamique, depuis ses origines à nos jours.